Leader du groupe 1 de 1ère ligue Classic en tant que néo-promu, Lancy peut envisager une deuxième montée d’affilée. L’entraîneur Samir Boughanem en parle, avant la reprise à Naters.
La qualité et le potentiel de ce Lancy FC, nous le disions en début de saison déjà, n’en faisait pas un néo-promu comme les autres. Cela s’est confirmé lors du premier tour. Voir les Lancéens seuls en tête du classement en ayant gagné 3/4 de leurs matchs (12 victoires en 16 journées, dont 7/7 loin de leurs bases) a cependant de quoi impressionner. À l’heure de la reprise, la formation entraînée par Samir Boughanem n’a donc aucune raison de ne pas envisager une nouvelle montée.
Proxifoot : “Depuis le début de la saison, tu as toujours eu un discours très prudent, en évoquant le maintien comme priorité. Maintenant que Lancy a passé l’hiver à la 1ère place, ces ambitions peuvent-elles être revues à la hausse ?”
Samir Boughanem, entraîneur Lancy FC : “J’ai toujours dit qu’on voulait assurer le maintien au plus vite, pour ne pas recréer une surprise de relégation (comme en 2022, ndlr). On l’a assez vite assuré, et maintenant on se retrouve premiers. Être là est une bonne surprise, mais pas une surprise totale, car nous savions que l’équipe avait du potentiel. C’est sûr qu’on revoit nos ambitions à la hausse. On ne va pas se cacher : on veut jouer les finales. Nous prendrons les matchs les uns après les autres en continuant à travailler avec beaucoup d’humilité, en sachant aussi que notre statut n’est plus le même, et qu’on sera plus attendus à chaque match, plus qu’au premier tour”.
Quelle est la plus grande satisfaction de la saison jusqu’ici ?
Franchement, c’est que tous les joueurs aient joué les jeu. Lors du premier tour, on a eu pas mal de blessures et d’absences, ce qui nous a obligé à remanier l’équipe plus d’une fois. Tout le monde a toujours répondu de manière positive en se donnant à 100%. On voit de l’ambition chez chaque joueur de l’effectif. Nous avons fait confiance aux joueurs en tant que staff, et les joueurs nous l’ont rendu”.
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Parle-nous du mercato. Es-tu satisfait des joueurs qui sont arrivés ?
“Je pense qu’on a fait un bon mercato, en sachant qu’il se peut que les choses bougent encore d’ici la fin du mois, avec notamment un joueur qu’on connaît bien qui pourrait revenir… Je suis satisfait, car pour la plupart, ce sont des jeunes qui ont envie de réussir au plus haut niveau. On s’est avant tout concentrés sur la mentalité des joueurs qui nous ont rejoint. Si on regarde notre effectif, rares sont ceux ayant déjà goûté à la Promotion League. Les joueurs ont faim, ils savent que cette saison peut être une opportunité pour eux, comme elle l’est aussi pour le staff et pour le club, d’évoluer à l’échelon supérieur”.
Le club est-il prêt à assumer une éventuelle montée en Promotion League ?
“Oui. Il n’y a jamais eu un frein de la part de la direction. Ils sont derrière nous pour nous pousser à faire ces finales et pourquoi pas monter. On reçoit des encouragements et on sait que Lancy, avec ses infrastructures et son environnement, pourrait se permettre de monter en Promotion League sans se retrouver en difficulté”.
On a parlé des arrivées, mais vous avez globalement connu un mercato agité. Crains-tu que cela puisse affecter l’équipe sur ces premières semaines de compétition ?
“C’est vrai que ça a été très agité pendant l’hiver. Voir beaucoup de nos joueurs sollicités par des clubs de niveau supérieur était nouveau pour nous. Ce n’est jamais facile de gérer ces événements. Ça a par moments été compliqué, mais c’est aussi une satisfaction de voir qu’on fait du bon travail. Notre position au classement a été un argument pour retenir certains joueurs. Finalement, nous avons réussi à garder la majorité des joueurs du contingent. Notre ossature importante du premier tour est encore là. On peut dire nous avons limité la casse”.
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Quelle sera la clé au deuxième tour pour continuer de performer ? Qu’est-ce que tu attends de la part de ton équipe sur le terrain ?
“Les joueurs doivent se rendre compte de la position qu’ils occupent au classement, et par conséquent qu’ils seront attendus sur tous les terrains. On a un vestiaire ambitieux qui veut faire de belles choses. Notre ligne de conduite doit rester la même que depuis deux ans et demi, à savoir jouer à fond match après match sans s’enflammer. Sans se projeter et trop faire de calculs, non plus. Ce qui nous attend, ça va être 14 matchs de Coupe. C’est cette philosophie qu’on doit avoir. Tout le monde va vouloir nous battre et on devra élever notre niveau mental”.
Vous démarrez avec des gros matchs contre Naters, Lausanne et Echallens : peut-on déjà parler du moment de vérité avec ces confrontations directes ?
“Je ne pense pas que ce soit un moment de vérité. La ligue comporte beaucoup de bonnes équipes. On est tous dans un mouchoir de poche et on va tous se gratter des points. On n’oublie pas non plus le mal qu’on a eu pour gagner à Köniz et Coffrane, deux équipes du bas de tableau, lors du premier tour. Chaque équipe peut battre chaque équipe. La preuve encore mercredi dernier, avec Echallens qui a perdu à Köniz. Même si on démarre mal, donc, il nous restera 11 matchs. Et ils seront tous compliqués”.
L’équipe est-elle prête pour la reprise, dimanche 23 février à Naters ?
“La préparation hivernale a été perturbée par plusieurs blessures, ainsi que par des incertitudes liées à plusieurs joueurs encore en balance pour rester ou non au club, obligeant l’équipe à attendre leur retour et la clarification de ces situations afin de reconstruire un groupe solide. Le véritable Lancy sera donc prêt et retrouvera toute sa compétitivité dans quelques semaines”.
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Photo de couverture : Giuseppe Velletri